Épidémies de méningococcie majeures de 1971 à 1995

Alors que les groupes B et C représentent une grande majorité des cas en Europe et dans les Amériques, le groupe A est responsable d'épidémies explosives dans la ceinture africaine de la méningite et en Asie.

Source: Contrôle de l’épidémie de la méningococcie, directives pratiques de l’OMS, Organisation Mondiale de la Santé, 1998, 2eme edition, WHO/EMC/BAC/98.3

Epidémiologie

A tout moment, 1 à 2 sur chaque 10 personnes ont, ou portent, la bactérie méningococcique dans le fond de leur gorge ou dans leur nez, mais ce nombre peut être beaucoup plus élevé en période d’épidémie. La plupart des porteurs restent en bonne santé et ne développent pas la maladie. Cependant, dans certains cas, les bactéries l’emportent sur le système immunitaire du corps et provoquent des maladies.

Tous les pays ont des cas de maladies méningococciques, qui interviennent principalement chez les jeunes enfants, les adolescents et les jeunes adultes.1 De nombreux pays connaissent la maladie méningococcique endémique à un taux d’attaque annuel d’environ 1 à 3 pour 100,000 habitants. Toutefois, les pays en Afrique sub-Saharienne enregistrent des taux endémiques de méningite dix fois plus élevés (taux d’attaque annuelle d’environ 10 à 25 pour 100,000 habitants), caractérisés par des épidémies focales annuelles, et des vagues d’épidémies explosives périodiques chaque 5 à 12 ans. Ces pays enregistrent également des taux d’attaque élevés chez les personnes jusqu’à 30 ans d’âge.2